Nord

Port de Husaki - NordLe Nord de l’Islande est en fait constitué de deux régions administratives : le nord-ouest, « Norðurland vestra », et le nord-est, « Norðurland eystra ». Le nord-ouest est peu peuplé et composé de larges plaines agricoles et de quelques villages répartis sur les différentes péninsules. Le nord-est est statistiquement plus peuplé puisqu’il comprend Akureyri, 2ème plus grande ville du pays avec ses 17 500 habitants, mais est en fait majoritairement désert avec le grand plateau de lave de Ódáðahraun qui en couvre la moitié du territoire.

Le Nord de l’Islande est situé au plus près du cercle polaire arctique, et il est même possible de le traverser en se rendant sur l’île de Grimsey. C’est la région où le contraste entre l’été et l’hiver est le plus fort puisque les journées y sont les plus longues en été et les plus courtes en hiver. Étonnamment, la région bénéficie d’une météo plus douce et moins pluvieuse que le reste de l’île en été, mais également de fortes précipitations neigeuses l’hiver.

Godafoss - NordLe Nord est la région la plus réputée pour observer les baleines et les phoques qui profitent au maximum des courants océaniques nord-atlantiques. Les phénomènes géothermiques sont très présents dans la région, traversée en son centre par la dorsale atlantique. Certaines des rivières les plus importantes du pays traversent la région depuis les hauts plateaux, prenant leur source dans les glaciers du Sud. Elles forment les plus grandes gorges et cascades du pays.

Moins spectaculaire mais tout aussi important pour l’identité et le développement de la région, du bois flotté s’échoue régulièrement sur les berges du nord de l’Islande. Il provient des forêts sibériennes, dérivant d’abord sur les rivières de Sibérie puis sur les courants marins nord-atlantiques, pour un trajet total d’environ 4 à 5 ans. Très important dans cette région dépourvue d’arbres, il servait traditionnellement pour la construction de bateaux, de meubles, de tonneaux ou de petits objets, ainsi que pour faire du charbon.

A voir au Nord, d’ouest en est :

  • Le Centre Islandais du phoque à Hvammstangi, à 6km au nord de la route n°1. Le centre est à la fois un centre de recherche, un centre d’information et un musée sur les phoques islandais. Plusieurs compagnies proposent des tours en bateau pour voir les phoques, nombreux dans la péninsule, de plus près ;
  • Hvitserkur, un impressionnant rocher de basalte de 15m de haut sur environ 1m de large, percé de deux arches à sa base et directement soumis à l’érosion marine. La légende dit que Hvitserkur serait un troll pétrifié ayant oublié le lever du soleil car il était trop occupé à lancer des pierres sur l’église de Þingeyrar, située sur la berge juste en face. Situé sur la côte est de la péninsule de Vatnsnes, un peu avant Þingeyrar ;
  • Borgarvirki, une petite colline constituée de colonnes de basalte et fortifiée à l’ère Viking, offrant une vue dégagée sur les lacs alentour et les deux péninsules par lesquelles elle est entourée. Accessible depuis Hvitserkur ou à 9km depuis la route n°1 par la route de gravier n° 717 ;
  • L’église Þingeyrarkirkja, l’une des seules églises islandaises construite en pierre, datant de 1877 ;
  • Vatnsdalsholar, la vallée aux innombrables collines de couleurs différentes au pied de Vatnsdalsfjall (559m). Accessible depuis la route n°1 par la route n°722 ;
  • Les sentiers nature balisés du littoral de Skagaströnd, ainsi que la montagne Spakonufell (689m) surplombant le village, d’ascension moyennement difficile et offrant un très beau panorama sur la péninsule ;
  • Hveravellir, site géothermal majeur présentant plusieurs piscines naturelles d’eau chaude multicolores. Deux refuges de montagne sont situés non loin ainsi qu’une station service (la seule des hauts plateaux). Accessible par le nord, avec 50km de piste difficile F35 ;
  • Hólar, centre culturel et religieux majeur du nord du pays du XIIème au XVIIIème siècle. Il ne reste aujourd’hui que la cathédrale, construite entre 1759 et 1763 en style baroque. Situé sur la route n°767 ;
  • Hrísey, la 2ème plus grande île d’Islande, située au milieu de la baie d’Eyjafjörður juste au nord d’Akureyri, et accessible en ferry depuis Dalvik ;
  • Grimsey, le territoire islandais le plus au nord et situé au-delà du cercle polaire arctique – chaque visiteur reçoit d’ailleurs à son arrivée un certificat attestant qu’il a bien franchi le 66° parallèle nord. Il est donc possible d’y observer, autour du solstice d’été du 21 juin, le soleil se coucher et se lever sans avoir franchi la ligne d’horizon. Située à environ 40km du continent, elle compte encore une centaine d’habitants et des milliers de macareux. Accessible en ferry depuis Dalvik ;
  • Akureyri, 2ème ville du pays et centre administratif et de services de la région Nord. En hiver, la station Hlidarfjall ouvre à moins de 5km de la ville ses 6 remontées mécaniques et ses 23 pistes de ski ;
  • Le Kaffi Kú, à quelques kilomètres au sud d’Akureyri, où l’on peut observer la traite des vaches tout en savourant un chocolat chaud ou un skyr fait avec les produits de la ferme ;
  • L’église Saurbæjarkirkja, également à quelques kilomètres au sud d’Akureyri, l’une des rares églises en turf encore existantes en Islande, construite en 1858 ;
  • Godafoss, la « cascade des dieux », située non loin de la route n°1 au niveau de Fossholl ;
  • Le Musée de la baleine à Hùsavik, qui est également le principal port de départ de bateaux proposant des excursions pour observer les baleines de la région. Hùsavik héberge également le Musée phallologique d’Islande ;
  • Le lac Myvatn, merveille naturelle incontournable du nord du pays, situé juste au bord de la route n°1 à 100km à l’est d’Akureyri. Il est facilement possible d’y séjourner plusieurs jours pour observer plusieurs phénomènes naturels rares, puisque, située directement sur la dorsale atlantique, la zone présente une forte activité volcanique. Le lac, couvrant en tout plus de 40km², est ponctué de plus de 50 îles et offre des paysages féériques, complètement différents d’une saison à l’autre. Il est possible de visiter en voiture, à pied ou en vélo de location les cratères Skutustadir et le cratère Hverfjall, les formations de lave de Dimmuborgir, les sources chaudes de Hverir, la fissure de Grjótagjá ainsi que la zone volcanique de Krafla. Attention néanmoins, si le lac est le paradis des oiseaux et notamment des canards, c’est aussi celui des mouches (et non pas des moustiques), présentes par milliards pendant l’été, d’où l’intérêt de se munir d’une moustiquaire ;
  • Jarðböðin, l’équivalent du Lagon bleu mais au nord, plus abordable et moins touristique. Situé directement sur la route n°1 après Myvatn ;
  • Viti, un joli lac formé dans un vieux cratère, à quelques kilomètres au nord de la route n°1 après Myvatn ;
  • Askja, emboîtement majeur de calderas creusés lors de plusieurs éruptions volcaniques dont la plus interne est occupée par le lac le plus profond d’Islande, l’Oskjuvatn. Accessible par les pistes F88 puis F910, à plus de 100km à l’intérieur des terres ;
  • Herdubreid (1682m), la « reine des montagnes islandaises », formée d’un sommet en forme de haut plateau. Le sentier menant au sommet est relativement difficile mais offre une vue imprenable sur tout le nord du pays. Accessible depuis la piste F910 ;
  • Ásbyrgi, un canyon large d’un kilomètre et aux parois hautes de 100m environ, en forme de fer à cheval – créé selon la légende par le sabot de Sleipnir, le cheval à huit jambes d’Odin. Il est possible de randonner dans la forêt de bouleaux et de saules située au fond du canyon. Accessible par la route n°864, depuis Hùsavik au nord au la route n°1 au sud ;
  • Hljóðaklettar, un ensemble de colonnes basaltiques plissées, formant des grottes, tours et plateaux uniques. Il a été formé lors d’une crue de la rivière Jökulsá ayant emporté des morceaux de cratères. Plusieurs sentiers de randonnée permettent d’en faire le tour, et il est possible de relier Rauðhólar, des collines faites de cendres volcaniques rouges. Accessible à pied depuis le camping Vesturdalur, situé sur la route n°864 ;
  • Jökulsárgljúfur, ancien parc national à part entière, formant aujourd’hui la partie nord du Parc National de Vatnajökull. Le canyon Jökulsárgljúfur s’étend sur 25km de long et 120m de profondeur et Dettifoss, cascade la plus puissante d’Europe, en est la cascade principale. Situé directement à l’ouest de la route n°864.